07 novembre 2007

Freier Jazz

Vienne n'est pas la belle endormie qu'elle prétend être. A côté des plaques commémoratives célébrant le passage de Beethoven, Schubert ou Mozart par telle ou telle bâtisse, la capitale autrichienne continue de faire vivre une scène artistique contemporaine vivace, proportionnellement plus active que sa taille ne le laisse penser. C'est vrai des arts plastiques comme de ceux de la scène. Du coup, pas le temps de tout voir, ni de tout entendre en cinq jours. Mais quand même, entre autres, trois concerts de free musik inattendus qui font regretter de ne pouvoir profiter du reste de la riche programmation de ce mois de novembre.

 

366920e8734acc50ba361720d671ea07.jpg

Karl Marx Hof

 

Jeudi 1er novembre, le Blue Tomato ouvrait le 10e IG-Jazz Festival par une prestation du trio Sonore, soit la ligne de sax du Chicago Tentet : Peter Brötzmann, Mats Gustafsson et Ken Vandermark. Petite salle, gros son. Enorme même, par moments. Mais pas seulement. Et c'est sans doute là que réside la suprise. Certains thèmes sont très doux, comme possédant des résonnances folkloriques puisées dans le fin fond des mémoires paysannes d'Europe centrale ou de Scandinavie. Les explosions sonores, brutales plus que bruitistes, en semblent alors le prolongement, comme une exacerbation expressionniste qui mêlerait l'ancestral et le contemporain. Brötzmann, alto, ténor et clarinette au bec, mène le plus souvent le discours. C'est lui qui donne les directions à suivre, impulse changements de rythme et montées en puissance. Mats Gustafsson s'exprime essentiellement au baryton, servant de bas(s)e à la construction de l'ensemble. Mais il apporte aussi quelques sonorités décalées à l'aide d'une clarinette métal et d'un sax à coulisse. Ken Vandermark alterne ténor et clarinette, oeuvrant plus souvent que ses compères dans le registre mélodique. Si les passages collectifs surpuissants impressionnent - c'est ce qu'on attend de ces trois-là - les solos que chacun prend au cours du concert révèlent des sensibilités plus complexes. Au final, on retient plus de ce concert la richesse des paysages sonores abordés que le révolutionnarisme un peu daté que ce genre de musique suppose parfois. Tant mieux !

 

497845e0c3edf96b66518dfe0156c195.jpg

China facing reality (MUMOK) 

 

Le lendemain, même lieu, et nouveau membre du Chicago Tentet : Joe McPhee à la tête de son Trio X avec Dominic Duval à la basse et Jay Rosen à la batterie. Ténor et trompette de poche pour une musique marquée par la retenue. Comme s'ils s'étaient donnés le mot avec leurs prédécesseurs de la veille pour aller à l'encontre des clichés. J'accroche cependant moins. Peut-être un contre-coup de la fatigue liée à ma nuit blanche pré-décollage la veille pour cause de République des Blogs particulièrement tardive. La musique manque d'intensité. Les jeux de souffle à travers les instruments sont un peu systématiques en débuts de morceaux. Je retiens quand même un très beau passage solitaire de Jay Rosen en hommage à Max Roach. On y reconnaît la clarté des lignes du récent disparu, mêlée à un esprit de colère qui donne de l'épaisseur au concert. Dommage que cela n'ait pas plus irrigué le reste de ce qui nous était proposé.

 

cafa14acfef63520243330ba9dea0a1b.jpg

Cimetière de Grinzing 

 

Lundi 5, au Porgy & Bess, Marc Ribot est seul sur scène. Une guitare sèche, une autre électrique. Après Pantin et Barcelone cette année, on va croire que je le suis à la trace. Et pourtant ce n'est que le fuit du hasard (qui, comme chacun sait, fait bien les choses). Des blues qui nous rappellent son engagement aux côtés de Tom Waits, des standards déconstruits pour le côté romantique, une pièce du Book of Heads de Zorn avec des ballons pour le ludisme, des études pour guitare pour l'exploration des possibles... Ribot habite la scène, seul, ce qui n'est jamais évident. Le rythme est très présent ici, absent là. La mélodie cède la place aux dissonances. Abondances d'effets électriques et pureté du jeu classique alternent. Le guitariste emmène peu à peu le public dans son univers kalidéoscopique. Avec pourtant ses quelques inflexions de jeu si reconnaissables. Franc succès dans la belle salle, chic, simple et post-cabaret du Porgy & Bess. New York Downtown comme îlot cacane préservé... il y aurait sans doute une thèse à faire là-dessus.

Antiquité ou modernité ?

5e50cc22bcb8fb384fdc0a6cd3f73257.jpg

00:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Vienne

Opium du peuple ou nouvelle Eglise ?

f6e0d59f5286d9964e6301f9bd5a78e1.jpg

00:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Vienne

Cacanie ou Nouvelle Europe ?

b40d83dffc7279040fdba566d7643ea8.jpg

00:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Vienne

25 août 2007

Lituanie barock

A l'inverse de l'Estonie et de la Lettonie, la Lituanie est une terre de Contre-Réforme...

fb1e61b326bee2e727b35fc65270e3b2.jpg

 Vilnius est donc naturellement une ville baroque... 

b4105928445e63b9367462482da2c871.jpg

 Voire, barock...

62d174905dc636567b2e10e63cc89972.jpg 

 Et parfois même complètement loufoque...

3d6affddca9568be785cfede4bade254.jpg

15 août 2007

Droit comme un Letton

Riga, la capitale de la Baltique...

e920d6845f9ee794acdb37f600811424.jpg
 
Première indépendance : besoin de s'affirmer...
 
dbb5f1a7cedcb6b7a79acff69e80a653.jpg
 
Deuxième indépendance : un subtil jeu d'équilibre... 
 
7bc88dba980ce62ff706978b107197e7.jpg
 
Lettonie : à l'Est, à l'Ouest, au Nord... 
 
fff47b9ca6ba489ec13f294e8a90166c.jpg
(à suivre...) 

10 août 2007

L'Estonie en images

Ses plages de sable fin bordées de palmiers sapins...

61a804bc7d2e40861e301ae8cc4d169c.jpg

 Ses jolies filles...

5a7099df91752889fe16e60d606bda66.jpg

Sa faune sauvage...

aaa9d5db12053bbe9e7b6dd357c74d19.jpg

Sinon Tallinn, ça ressemble (aussi) à ça :

cace532f6bab1bea7a0e4e42657c3223.jpg
(à suivre...)