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27 avril 2008
Three is a magic number
L'art du trio. Vaste sujet. Qui pour l'incarner mieux que Jimmy Giuffre ? Le saxophoniste et clarinettiste texan est mort cette semaine. Incarnation de l'autre face du free jazz. La face ouest, la face cool, la face chambriste. Européenne ? Et pourtant tellement nourrie de blues, de folk songs, des racines du sud-ouest américain, entre grandes plaines et voisinage mexicain. De The Three & The Two de Shelly Manne (dms), avec Giuffre et Shorty Rogers (tp), en 1954 à Free Fall de Giuffre, avec Paul Bley (p) et Steve Swallow (cb), en 1962, il y a une série de disques en trio qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire du jazz. Une succession de formules originales, qui ouvrent grand les possibles d'un "jazz de chambre" alors en pleine invention : The Jimmy Giuffre 3, avec Jim Hall (g) et Ralph Pena (cb), Western Suite, avec Jim Hall et Bob Brookmeyer (tb), Fusion et Thesis, qui inaugurent, en 1961, l'association avec Paul Bley et Steve Swallow et plongent le cool dans l'improvisation collective. Tous indispensables. Tous tellement modernes encore aujourd'hui. La suite ne sera pas en reste, néanmoins. Les duos des années 80 avec André Jaume en témoignent. Giuffre était texan. Comme Ornette. Giuffre était un géant.
Jimmy Giuffre, Bob Brookmeyer, Jim Hall - The Train & The River - Newport Jazz Festival 1958
22:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
gloups ...
très beau.
un de mes clarinettistes favoris .
bye.
S.
Ecrit par : Riff | 28 avril 2008
J'aurai aimé ne pas avoir à te remercier pour cette information mais bon....
Merci en tout cas pour ce beau texte en honneur à Jimmy Giuffre pour lequel je viens également de laisser quelques lignes par chez moi.
Z
Ecrit par : Jazz Chroniques et coups de coeur | 28 avril 2008
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