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20 décembre 2007

Concentus Musicus Wien, Salle Pleyel

Il y avait du blogueur présent en nombre pour les trois cantates de Bach dirigées par Harnoncourt à Pleyel mardi soir. Ca me permet de sous-traiter en partie le compte-rendu. Je commence en effet par me retrouver assis à deux places de Palpatine, avant de croiser Bladsurb, Guillaume de Mes bouquins refermés et Philippe de L'esprit de l'escalier à l'entracte.

Trois cantates donc. Une qui m'était connue (sur disque), Schwingt freudig euch empor (BWV 36), encadrée de deux que je découvrais pour l'occasion, Ach wie flüchtig, ach wie nichtig (BWV 26) et Wachet auf, ruft uns die Stimme (BWV 140). Comme dirait Bladsurb, ça fait partie de mes concerts d'ouverture - je suis en terrain moins balisé.

Harnoncourt est plus économe que l'idée que je m'en faisais dans sa direction. La musique ne demande pas plus, alors tant mieux. Tout est très bon. Le ténor, Kurt Streit, n'est certes pas toujours très audible en début de concert du haut du deuxième balcon, mais il se rattrape après la pause sur la 140. Les duettos soprano-basse, Julia Kleiter-Anton Scharinger, de cette dernière conduisent très haut, comme la prestation finale du choeur, l'Arnold Schönberg Chor, qui achève l'élévation spirituelle de l'ensemble. Avec Bach, on touche au sommet de l'art occidental, alors quand l'interprétation est au diapason, il ne reste pas grand chose à en dire. Juste à admirer.

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