21 avril 2007

Andrew Hill (1931-2007)

La mort du pianiste chicagoan survenue hier est une immense perte pour le monde du jazz. Andrew Hill était certainement l'un des plus grands pianistes post-bop que l'Amérique ait enfanté. Je l'avais vu une seule et unique fois sur scène, il y a tout juste un an, lors de son dernier passage par Paris. Je m'en étais alors fait l'écho sur Samizdjazz. Le billet est repris ici. Son jeu crépusculaire, marqué par des intervalles rythmiques et tonaux inhabituels, en faisait une énigme musicale, quelque part dans un entre-deux indéfinissable, in'n'out, ni tout à fait free, ni dans le mainstream. Ses qualités ne s'arrêtaient cependant pas à son propre jeu pianistique. Il était aussi un grand compositeur, capable d'allier à merveille les timbres d'une formation de taille moyenne (le fameux sextet de Point of Departure avec Eric Dolphy, Joe Henderson, Kenny Dorham, Richard Davis et Tony Williams) comme d'un big band (le récent et fabuleux A Beautiful Day). Des extraits de ces deux disques, enregistrés à près de quarante ans d'intervalle, ainsi qu'un solo issu de son dernier disque, Time Lines, et un hommage par Nels Cline, sont en écoute dans la radioblog.

Ailleurs : chez Mwanji, Steve Smith, The Bad Plus, Destination Out, ou sur le forum de Citizen Jazz. Son dernier concert est visible sur le site de la Trinity Church new-yorkaise.

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D'autres morceaux en hommage à Andrew Hill ont été ajoutés dans la radio : des reprises par Ron Horton et Jason Moran, un autre extrait de son disque en big band, un solo de piano extrait de Dusk, le disque du "retour" sur le devant de la scène en 2000, et un morceau des 60s Blue Note.

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