13 février 2007
C'est simple
Vue ce soir l'émission de TF1 au cours de laquelle se sont succédés Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet, Philippe de Villiers et Olivier Besancenot. Sans doute la première émission politique que je regarde dans le cadre de cette campagne d'ailleurs. Le point commun de tous ces candidats ? L'unicité de la solution qu'ils proposent, et la répétition ad lib de celle-ci quelque soit le sujet de la question. Il faut stopper l'immigration pour Le Pen. Il faut taxer le capital pour Buffet. Il faut réhabiliter le patriotisme pour Villiers. Il faut prendre sur le budget de la défense pour Besancenot. Et alors, tout sera possible. Finalement les contradictions de Nicolas Sarkozy et le catalogue de Ségolène Royal ont au moins pour eux de ne pas céder au simplisme de la solution unique. Et si c'était à cela que l'on reconnaissait les candidats sérieux ?
Concernant le format de l'émission, l'impossibilité de rebondir sur les propos des candidats - notamment quand ils ne répondent pas aux questions posées - est assez décevant. Le seul passage un tant soit peu intéressant aura d'ailleurs été la question d'une jeune femme sur les contradictions dans le discours de Le Pen sur le rapport au passé. Un temps d'hésitation, et même de bafouille, aura l'espace de quelques instants fait vasciller la figure du tribun que le leader frontiste se plait à incarner.
00:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : élections, présidentielle






Commentaires
Hé!
Ca ne va pas non ?
Vous n'oublieriez pas un petit quelque chose ?
Comme une différence justement entre ces "PETITS" candidats et les deux molosses ?
La petitesse justement ! La petitesse du temps de parole qui leur est accordé.
Compte-tenu de l'énorme disparité du temps accordé à l'exposition des projets, la disparité de la perception des projets par ceux qui ne les jugent qu'au travers de leur exposition médiatique n'a rien que de très normal.
Ecrit par : Eluent | 13 février 2007
Je déduis de ce billet que tu n'es pas allé écouter les guitares d’Akchoté /Montera/Pauvros hier soir.
Ta note précédente t'aurait-elle donné mauvaise conscience ?
Ecrit par : aymeric | 13 février 2007
Je n'ai consacré mon temps télévisuel qu'à Jean-Marie Le Pen pour avoir une petite idée des différents commentaires lus dans les divers canards sur le point de savoir si le doux commerce de sa fille l'avait conduit à pacifier son discours politique.
J'ai donc pu bien entendu constaté à quel point il joue avec maestria la partition modération/extrémisme des positions avec l'art constant de repousser les limites de l'extrémisme. A tel point que personne n'a jamais sourcillé ; quand bien même le format bien évalué par Emmanuel ne le permettait pas, j'ai été particulièrement irrité de voir avec quelle mollesse PPDA recadrait les propos de Le Pen. A aucun moment il ne l'a contredit sur l'immigration mère du chômage en France et du déficit de logement.
J'aimais à penser que l'analyse de Bernard Spitz dans les Echos du 7 février était valide, à savoir annoncer avec fracas qu'il va obtenir un score élevé pour lamentablement tomber au premier tour ou ne pas obtenir ses 500 signatures et jouer les martyrs de la Vème République, et se venger aux élections législatives...Mais rien n'est moins sûr, au regard de sa prestation (et même si elle en annonce bien d'autres).
Ecrit par : George | 13 février 2007
Perso, je trouve que Buffet a fait un exposé clair qui a tranché par rapport aux trois autres candidats présents ce soir-là.
Ecrit par : ulrich savary | 14 février 2007
C'est la totale désertion là !
J'aurais cru que tu sortirais de ton mutisme pour un R.I.P.
Bon, ça va sinon ?
Ecrit par : aymeric | 02 mars 2007
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